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Né il y a quelques années, no 2 n'a pas dormi pendant 19 mois, se réveillant chaque nuit. Ceci coïncida avec mes trajets à Zürich (réveil à 4h15 chaque mardi). Un collègue a noté ma tronche de déterré. La première chronique était née.

vendredi 23 juin 2017

86 - Varicelle et journée de la femme... pas de conclusion attive !

Amis des boutons et des virus, bonsoir !

Le Père et 5 punks sont à table… Numéro 1 et 2 se cherchent, numéro 4 renifle bruyamment, numéro 3 ricane grassement aux pitreries de numéro 5, qui parvient à mettre environ 3% de son riz dans sa bouche, réservant le reste pour : ses cheveux, son pull, son pantalon, sa chaise, son doudou, sous la table et un peu partout dans le salon ainsi que quelques grains dans la couche, comme il se doit… J’ai dit que nous étions à table, pas que Le Père mangeait !
Quand tu as 4 punks et plus, ton repas consiste à servir tout le monde, couper dans les assiettes des plus petits, faire les gros yeux à numéro 1, 2, 3 et 4 qui gloussent et ricanent en essayant de trouver un nouveau sujet justifiant de se mettre gaiement sur la tronche parmi, re-servir les premiers, sauf numéro 1 qui traîne et cause au lieu de manger, éponger l’eau du verre renversé par numéro 5, menacer numéro 3, l’envoyer sur l’escalier réfléchir, hurler, aller chercher la suite du menu, rappeler à l’ordre numéro 2, rasseoir 28 fois numéro 5, verser une larme en voyant numéro 5 tremper avec amour ses frites de la veille (avec reste de Ketchup et mayonnaise séchés, c’est meilleur !) dans son eau gazeuse, bramer au deuxième verre renversé… Enfin, si par hasard tu avais des velléités de manger, malgré le spectacle désolant de l’échec cuisant de tes faiblardes tentatives d’éducation, le temps et le comportement des punks t’en empêchent !

Les vacances sont finies, numéro 4 recommence à tousser, se prépare probablement pour une nouvelle crise pour égayer la platitude de nos nuits sans histoire, l’école a heureusement repris… La bosse de numéro 5 diminue un peu de taille, son bleu sous l’œil s’estompe, comme les boutons qui finissent de sécher sur lui et son aîné… Tu veux vraiment parler de vacances, futur père innocent et jovial ?!
Les punks ont donc fini la semaine ante vacanciem (oui, ce n’est pas du latin, lecteur cultivé et pédant, mais néologismer sur une langue morte me semblait sympa et ça fait culturé de latiner de temps à autre… De plus, comme dit le grand philosophe Ribéri : c’est moi que j’lis qu’est-ce que j’écris et j’uis assez d’accord avec qu’est-ce que c’est ke je dis !) sur les rotules (pas les leurs, lecteur dévoué et attentionné, ça ne m’aurait pas atteint autant, non, les miennes !) : pénibles, fatigués, tendus, bruyants. Nous sommes contents que junior ait échappé aux détresses respiratoires et impatients d’en caser 1-2 chez les grands-parents… Je sais c’est fourbe, mais ils n’avaient qu’à pas faire de mmes, merde à la fin, faut assumer !

Donc le “grands-parents tour” commence, par 1 ou 2 ils partent chez l’un ou l’autre et font plein de choses ! Dès le début des vacances, numéro 5 commence à se couvrir de bouton… Nous nous réjouissons qu’il chope enfin la varicelle : il pourra la filer à numéro 4 qui ne l’a pas encore faite et est déjà sain, dénué de toute maladie ou infection, depuis au moins 48h !
A ce stade, je tiens à faire une petite clarification fort utile… Le Père a déjà fait la varicelle, ainsi que Madame et numéros 1, 2 et 3… La varicelle existe depuis des années, des dizaines d’années, que dis-je, des siècles… je crois qu’elle figure même sur la paroi d’une grotte sur un homo quelque chose, sale, vêtu de peau et couvert de boutons rouges. Or, si cette maladie est si connue, depuis si longtemps, et touche autant de monde… Pourquoi on ne peut rien faire de simple et efficace pour que cela se passe bien, sans avoir à badigeonner junior de la tête au pied avec un produit à la con !?!?

Le Père passe dans une pharmacie pour acheter une mousse (remplaçante du célèbre badigeon !) et des gouttes qui ne servent pas à grand-chose, mais laisse faussement penser à junior qu’il aura moins mal ou qu’on fait autre chose qu’attendre que la varicelle passe… Je me fais la réflexion que mon amour immodéré pour la médecine et ma confiance aveugle en ses effets et capacités datent probablement de cette période de ma jeunesse… Non, saleté d’humoriste troglodyte au goût douteux, je n’étais pas en noir et blanc à l’époque et mes boutons avaient la couleur que la main que je vais te coller sur la tronche si tu persévères dans l’irrévérence !

Après avoir dépensé, assez inutilement force m’est de le constater, l’équivalent du PIB annuel d’un petit pays africain, il faut passer à la seconde étape… L’application !

Théorie : (voix de dinde, un peu accélérée, ou doublage pourrave d’une alémanique blonde à l’accent teuton peu attrayant) disposer une petite quantité de produit dans vos mains et appliquez sur les boutons en tamponnant, mais sans frotter ; éviter les bains, préférez les douches ; éviter de sécher en frottant, tamponnez avec le linge ; privilégiez l’eau pas trop chaude ; répétez l’application 3 fois par jour…


J’enlève la couche de no 5, qui a le bon goût de ne pas m’uriner dessus, et commence à sortir le médoc… No 5 est occupé à se tirer sur la bestiole et ne fait pas trop attention à moi, allongé sur la table à langer. Le Père commence laborieusement à couvrir chaque bouton de mousse… A la fin du premier côté, la mousse est plus ou moins en train de couler sur junior, qui se désintéresse de sa bestiole pour commencer à râler, s’agiter, mettre de la mousse sur la table… Le Père a déjà de la mousse sur son polo, pantalon et sur la joue…
Là, 3 possibilités :

  1. Tu attends que ça sèche, no5 a froid, hurle et tombe malade, mais d’une autre maladie, c’est la daube et tu repars pour une semaine de plus ! (A moins que ce ne soit comme les tranches de pizza qui s’annulent quand tu les superposes : deux maladies s’annulent sur le principe du moins par moins ça fait plus ?!)

  2. Tu le retournes sans attendre, ça ne l’amuse plus, il se débat et tu finis avec autant de mousse sur les habits que dans une soirée mousse de ta jeunesse au Macumba, sans les pétasses à franges, la musique vintage et le concours de tee-shirt mouillé (si, je sais que beaucoup de mes lecteurs y sont allés… J’ai des photos, attention !).

  3. Equipé et prévoyant, comme tout père de familles nombreuses, tu as un crochet au plafond de ta salle de bain et suspens junior par un pied ou un bras et l’asperges de mousse, avant de le laisser sécher 10’. Tu as au préalable poussé le chauffage de la salle de bain : nous ne sommes pas des bêtes tout de même ! Note pour le père bricoleur qui serait, et c’est tout naturel, séduit par cette approche pragmatique et innovante : prévoir une bonne isolation phonique pour la pièce et des boules quiès pour la durée de l’intervention…
A ce stade, tu l’as bien compris, futur jeune père naïf et confiant en la médecine : c’est chaque homme dans sa nuit, après Le Père, le déluge et la panosse, après l’apéro le printemps et Dieu pour tous ! En gros : ni la science, ni la pharmacopée, ni ta famille, ni encore moins ta belle-famille ne t’aideront !

En résumé : dix jours durant lesquels numéro 5, puis numéro 4, se transforment en amanite tue-mouches : rouge à points blancs (grâce au badigeon), couinant passablement (ça gratte et, comme ils n’obéissent pas au Père et grattent, ça pique…). Les nuits sont sympas aussi, tu en arrives à te dire qu’il vaut mieux lire à côté de la porte de junior plutôt que de redescendre et monter 29 fois… Quoi que, à forte dose, ça peut t’entraîner un peu pour le dénivelé plus tard !?
A la fin des vacances, c’est la double délivrance ! Numéro 4 et 5 sont quasiment guéris et les 4 grands vont reprendre l’école… Plus qu’un qui n’a pas fait la varicelle !

A ce stade, mes rares lectrices (que je salue malgré tout !) sont soulagées, pensent que je suis rentré – enfin ! – dans le droit chemin, le politiquement correct et que j’ai acheté un tee-shirt En Marche dédicacé par Macron… Eheheheheheh !
Ok, j’ai été occupé, mais je n’ai pas oublié !!! Non, jeune père, tu n’as pas pu ne pas remarquer !? Pas un mot sur le 8 mars !!!!

Pour faire plaisir à Madame et pour améliorer ma cote de popularité auprès des féministes de tous bords (pour éviter de vexer mes lectrices allemandes ou celles qui se laissent aller, j’ai déjà fait un effort et éviter la mention : de tous poils, tu vois, lectrice critique, je fais de gros efforts !) … Je vais vous parler de la journée de la femme !
Un petit peu d’histoire : il existe 459 journées répertoriées… Ca c’est juste pour celles qui pensaient que ça faisait d’elles des personnes spéciales. On peut se poser la question, d’ailleurs, si sur une année qui comporte, bon an mal an, 365 jours, il est vraiment malin d’avoir 459 journées différentes, mais là n’est pas le débat ! Ne t’égare pas, futur père matheux, oisif et frivole !

Y a de tout, hein, pas que des maladies, je ne vais pas dire du mal… Morceaux choisis : 13 janvier, journée mondiale sans pantalon, 19 janvier journée du pop corn, 2 février journée des Zones humides (no comment), la journée des Lépreux, de l’Europe (vous voyez que c’est aussi une maladie !!!), du lupus, du vitiligo (!?), des fonctionnaires, de la fin du spécisme… Bon j’arrête, on va croire que je me moque…
Non, c’est bien d’avoir sa journée… Ca me fait penser au premier mai, fête du travail où on ne bosse pas ! Pour fêter ça, Le Père laisse Madame tranquille faire la fête toute seule à la maison avec les punks… En même temps, si je m’occupe de tout (comme d’habitude), à chaque fête, on voit bien que ce n’est pas tenable avec 459 fêtes par an ! En plus elle a déjà son anniversaire en mars et Noël une fois par an, faut pas qu’elle ait trop de temps libre, elle risque s’ennuyer !

Petite remarque drôle : cette journée est dédiée à l’égalité homme-femme… Il y a une journée de l’homme (pas fêtée) et une journée des droits de l’homme (là ce n’est pas l’homme, le mâle, mais l’être humain donc ça ne compte pas !)… Donc un droit que les femmes ont en plus des hommes… Faudrait que je débatte avec une féministe, pour le plaisir du débat à la présidentielle française : finissant en insulte ou pugilat !
Dormez, la semaine est encore longue et la chaleur pèse !

jeudi 27 avril 2017

85 - Retour à la normale... ou presque !

Amis de la quiétude et de la musique classique, bonsoir !

Le Père est un globetrotter aguerri que rien n’effraie… A peine rentré de Monaco, en dépit du décalage horaire éprouvant entre Nice et Genève et des conditions affreuses du trajet, il repart pour la Côte d’Ivoire. Ni la chaleur, ni les moustiques ne le freinent, c’est un roc, un cap, que dis-je c’est une péninsule ! De retour de ce périple africain (avec 4h de retard, grâce à la nullité crasse de Royal Air Maroc), et un passage chez belle-maman pour fêter des anniversaires, le voilà reparti, au péril de sa vie, sur les routes helvétiques !

Enfin sur les rails… ou plutôt, dans le train où il complète ses 3 heures de sommeil, en bavant contre la vitre dans un tonnerre de ronflement, avec une bulle dans le nez… La classe ne se perd pas, quel que soit l’âge; numéro 6, champion européen de l’émission fort bruyante de méthane, serait fier de son paternel !

D’aucuns prétendent que Le Père essaie ainsi de fuir ses obligations familiales, mais que nenni ! Le Père est un pragmatique, tel l’homme des montagnes qu’il est… Lorsque, dans un très proche futur, les ventes de son livre « les Chroniques du Père Indigne, En route pour la gloire, Tome 1 » lui permettront de s’extirper d’une pauvreté crasse, peut-être cessera-t-il de parcourir le globe, allant même jusqu’en Suisse allemande, au péril de sa vie (et malgré une langue particulièrement inhospitalière) …

Mais revenons là où je t’avais laissé, lecteur fidèle et malheureusement un tantinet délaissé – je te prie de m’en excuser platement !

Il va sans dire que Le Père a géré comme un chef ou une super nanny british (en moins moche, sans les oreilles décollées et les dents en vrac…) formée chez les commandos… La maison, au retour de Madame, n’est que paix, quiétude, chuchotements et musique classique… Tout est rangé et il se dégage de notre logis harmonieux une douce odeur de propre…

Ou presque…

Plus de chaussettes accrochées aux murs, ni de sous-vêtements de punks en état de décomposition avancée dans les escaliers… Mais un tas de linge sale qui pourrait tenir un atelier de Philippins clandestins pendant 2 ans. Plus ou moins encore des choses à manger dans le frigo et surtout dans les réserves (les punks en sont à 3-4 jours de pâtes matin, midi et soir !)… La cuisine est propre et rangée, on se croirait dans une maison normale… Enfin, une maison avec 1-2 enfants et une femme de ménage, vision idyllique !

Bref, Madame rentre de la mat avec numéro 6 et la vie poursuit son long fleuve tranquille…

Ehehehehehe !!!! Je rigole bien entendu…

Numéro 5 a fini par accepter de rester dans son lit (sans être attaché ou enfermé à clé, Madame étant sentimentale et moins pragmatique que Le Père)… Mais prend un malin plaisir à réveiller sa grande sœur, sa mère et – bien pire ! – Le Père tôt le matin. Le Père gère sans cris et sans heurt la routine des premiers jours sans envies de meurtre, même quand numéro 4 ou 5 débarque à 5h du mat… Non, ce n’est pas louable, c’est juste qu’il est trop fatigué pour attraper une arme ou viser ! Il jure néanmoins de se rattraper au moment de l’adolescence…

Madame profite du retour à la normale et de la maigre excuse de l’allaitement pour se laisser aller à l’oisiveté la plus vile, contraignant Le Père, seule personne réellement responsable du foyer, à terminer ses journées par du rangement, de la vaisselle et un lave-vaisselle… Et donc à se coucher tard, très tard, très, très, très tard !

Il va sans dire que courir, quand on n’a pas dormi plus de 8h sur les 2 ou 3 dernières nuits (non, pas 8h par nuit, lecteur jovial et innocent, 8h pour 2 ou 3 nuits) n’est pas la première chose qui te vient à l’esprit, surtout s’il faut recoucher numéro 5 jusqu’à 21h-21h30… D’ailleurs la dernière nuit à plus de 8h du Père remonte à l’année 2016 et il n’est pas sûr de la date… Donc Le Père se consacre à se bâfrer et se faire pousser le bide à la place de courir, par dépit ou pour le moins pour compenser et noie ses frustrations dans le coca zéro…

Parfois, il trouve tout de même le courage et l’énergie pour bouger son gros c… enfin son postérieur gracile et musclé, mais les kilomètres ne viennent pas, ou très difficilement.

Un soir de pluie, soir tout pourri comme on les déteste, ce soir-là, il parcourt une des boucles habituelles de la région… Ce n’est pas très long, pas spécialement pentu, mais il est fatigué, a ressorti ses vieilles chaussures… il va doucement… partant dans la nuit (à 21h45) froide, la pluie et le vent… la sortie de rêve quoi !?

A 6km du logis familial, il ressent une douleur dans le mollet gauche… Bon, Le Père a 6 punks à gérer, a couru 3 Ultraks, il mange 4 navy seals au petit déjeuner et écrase des terroristes entre ses pectoraux, il décide de ne pas se laisser distraire par une simple douleurette à 2 boules…

Il marche 500m, après avoir essayé de poursuivre, se disant qu’ainsi il n’aggravera pas ce qu’il peut avoir, léger ou non, au mollet. C’est marrant cette capacité qu’on a à rationaliser ou justifier l’inactivité ou l’oisiveté quand on est seul et qu’on a pas envie…

Le retour à pied, à plus de 22h, sous une pluie toujours assez soutenue, est long… Je croise les employés des CFF qui travaillent de nuit et doivent se demander quel est le con qui sort par un temps pareil se balader à la frontale en tenue de sport ridicule… Je ne peux leur en tenir rigueur !

Une fois à la maison, je constate que la douleur est bien là, surtout quand le mollet a pris le temps de refroidir (pendant 5km de marche…). Mon physio va pouvoir encore changer de voiture ou se faire les dents en or dont il rêve depuis tout jeune, ça sent le truc pourri !

Heureusement, bien qu’ayant 6 enfants, il y a des spécialités et des drôleries qui sont récurrentes… Ainsi, un soir, vers minuit, nous entendons numéro 4 tousser… Sa toux nous alerte tout de suite, surtout qu’il se met à pleurer et que nous connaissons le phénomène ! Nous montons en courant, enfin Madame court, Le Père boitille dignement, le mettre dans notre salle de bain et faisons couler l’eau pour ajouter de l’humidité… Junior respire très mal, a les narines qui papillonnent et la cage thoracique qui se creuse : ça pue la détresse respiratoire !

Algifor et eau finissent par le calmer un peu… Nous le re-couchons, mais je ne suis pas à l’aise : corticoïde prêt et résigné à partir à l’hôpital si ça ne passe pas rapidos, je monte l’écouter dormir tous les quarts d’heure… Je finis par aller me coucher à 3h. Il dort et ne tousse plus et le souffle semble plus aisé. Fausse alerte !

Numéro 5 s’est rapproché de son papa avec l’arrivée de numéro 6… Ce n’est pas très perceptible, mais tout de même. Il profite aussi des absences paternelles et de l’allaitement pour se lancer dans une large palette de conneries diverses et variées, illustrant si besoin la créativité familiale et l’esprit taquin… Pas facile de trouver sa place dans une si grande fratrie ! Les nerfs de Madame souffrent, il multiplie les bosses et bobos, apprentissage traditionnel.

Il attrape un rhume et là, c’est le drame : diarrhées nasales, puis toux pendant la nuit, fatigue et autres drôleries. Un remède de grand-mère, auquel Le Père n’aurait jamais cru (le remède, lecteur distrait, pas la grand-mère !!!! Reste concentré que diable !) nous sauve la vie : oignon coupé en morceau dans la chambre, les nuits se passent sans trop de heurts… Numéro 4 ne tousse plus, lui, c’est donc une surprise quand, après que Madame est lâchement allée se coucher, je l’entends à nouveau en crise respiratoire et toux…

Le Père est aguerri, mais devient assez rapidement inquiet quand les deux premières étapes ne changent pas son état… On passe aux corticoïdes et Le Père se prépare psychologiquement à devoir partir pour l’hôpital de Nyon, qu’il n’a pas revu depuis assez longtemps, il faut reconnaître ! Il passe faire un sitrep (situation report) à Madame qui essaie de grommeler quelque chose du fond du lit… Elle sait que s’il doit partir elle devra prendre le relais…

Une nouvelle fois, junior finit par se calmer et dort… Le Père doit le surveiller une partie de la nuit et se couche à point d’heure. Il est donc passablement surpris quand numéro 4 débarque dans son lit à 6h… Il se rendort, Le Père pas vraiment… Les autres partent à l’école et numéro 4 veut y aller aussi. Le Père le laisse partir, ce n’est pas tous les jours qu’un punk est motivé à aller à l’école. Le pédiatre nous annonce que c’était une erreur, la crise pouvant revenir ! Puisque numéro 4 a congé l’après-midi et le lendemain, il va avoir le temps de se remettre.

La semaine touchant à sa fin, les punks sont crevés, mais heureusement, les vacances approchent… Des grands-parents s’étant manifestés pour prendre quelques punks quelques jours, les journées de la madame seront un peu plus simples !

Dormez, la semaine est encore longue et le récit des vacances va suivre… ou pas !

La même sur le site de Madame !

lundi 13 mars 2017

84 - Vive numéro 6 !!!


Amis de l’hôpital et de l’accouchement, bonsoir !

Une autre ! Une autre ! Une autre !

A la demande générale d’un fan qui n’a pas pu venir, et pour aider les futurs pères ou futurs maris en détresse, une autre ! Bon, d’accord… Mais cette fois je vais faire une chronique différente… Uniquement pour les futurs pères ou futurs maris… Sans misogynie déplacée, cela va de soi !

Suite à la naissance de numéro 5 et malgré un talent infini, Le Père ne pourra probablement pas égaler sa chronique de janvier 2015… Il est des horizons indépassables, des océans imbuvables et des chroniques historiques inégalables… C’est la raison pour laquelle, je vais te parler d’animaux, plutôt que d’essayer de te divertir avec la grossesse de Madame et de faire mieux que ce que je fis il y a moins de 2 ans…

Ami lecteur, ou poète de tout poil, la nature est normalement bien foutue, bien que je n’y sois pour rien… Le requin blanc inspire une légère crainte au baigneur où qu’il soit dès lors qu’il n’a pas pied et ne voit pas le fond, on se méfie d’un cobra royal ou d’un tigre et les dendrobates revêtent une couleur vive pour que les autres bestioles se méfient de leur poison…

Mais il arrive que mère nature se plante gigantesquement à l’occasion… A se demander s’il y a vraiment un grand ingénieur qui surveille tout là-haut… Ou s’il est vraiment bien intentionné à notre égard… L’hippopotame semble par exemple sympa, mais cette bonhomie engendre chaque année des accidents et décès par manque de méfiance envers cet animal pas si cool et débonnaire qu’il n’y paraît.

Dans son infinie mansuétude, la nature a voulu te prévenir, futur père idéaliste, jovial et insouciant, et éviter que tu ne fasses trop d’enfants ! Normalement, 9 mois de grossesse et un accouchement sont sensés te décourager de toucher une femme pour les 98 années suivantes… Le cas échéant, le contact avec un enfant de plus de 2 ans devrait aussi agir efficacement comme contraceptif efficace à 99%, dans le cas peu probable où tu pourrais assez dormir pour encore avoir un reste de libido… Nous mettons d’ailleurs à disposition 5 enfants à titre contraceptif, pour une somme modique, pour une journée ou tout un weekend… Il est garanti que Madame ne voudra plus de punk, mais risque aussi ne plus vouloir que tu la touches avant sa ménopause… On ne peut pas toujours tout avoir non plus !?

Ok, comme tout père, Le Père a dû signer un protocole fantôme l’obligeant à ne pas divulguer ce qu’il a vécu, enfin subi, pendant cette période jusqu’au lendemain de l’accouchement… Pour toi, lecteur privilégié, Le Père est prêt à tous les sacrifices et va braver l’interdit…

Ta femme est enceinte… Je t’expliquerais volontiers comment c’est arrivé mais, même pour les plus niais ou encore naïfs (sans télé, téléphone, internet ou copains… il doit rester 1-2 Amish qui ne savent pas encore comment on fait, mais ça restreint la base de lecteurs…), internet regorge d’explications, plus ou moins pornographiques, et si tu n’as pas encore acquis les connaissances de base à ton âge, je pense qu’une conversation avec ton paternel s’impose de toute urgence…


Donc, ta femme est enceinte, disais-je… Pour revenir à la nature, elle ressemble plus à l’hippopotame qu’au requin… Non, pas à cause du bide, père déconcentré, folâtre et téméraire, (tu sais bien que Le Père ne se permettrait jamais de tels propos !) mais à cause de l’aspect inoffensif, rond et maternel qui ne peut te laisser présumer de sa dangerosité… Sans parler de l’humeur et des réactions épidermiques gérées par des hormones libérées par tonne… Tel le 28 tonnes fou piloté par un jeune alcoolique sous speed !

La gestion émotionnelle de la femme enceinte ressemble, en fait, à celle des punks : elle peut à tout moment se mettre à pleurer ou t’arracher la tête pour une raison incongrue, sans signe préalable de danger…

Si tu es doué pour les relations humaines et extrêmement zen tel le bonze orange de ZZZZ, tu pourras peut-être survivre à une ou deux grossesses (si la nature a malheureusement échoué à te dégoûter de faire plus d’un bébé)… Mais invariablement, à la fin, on arrive au moment fatidique, à l’instant dit magique : l’accouchement…

Là, je veux bien qu’il y ait propagande, mais je pense sérieusement que la personne qui a réussi à faire gober à toute une génération qu’un accouchement est magique est le mec en charge de la propagande de Kim Jong Un, le genre de gars qui parvient à convaincre des millions de personnes qu’elles sont libres et heureuses, bien qu’elles meurent de faim et risquent de finir dans un camp pour un oui ou pour un non, pendant que Kim vit peinard dans un palais à entretenir sa coupe de cheveux pourrie et ourdir des complots contre les éventuels membres de sa famille encore bêtement en vie malgré ses nombreuses tentatives…

La gynéco a décidé qu’il n’y avait plus assez de liquide et qu’il va falloir provoquer… Petit guide de survie pour le jeune futur père qui, bien que marié, manque d’expérience et de subtilité dans les relations conjugales… Premièrement : si on te dit : Madame manque de liquide, c’est préoccupant, tu hoches simplement la tête d’un air grave sans rien dire et compatis dignement… Evite de parler de payer par carte (à la place du liquide – hors sujet) ou de conseiller d’aller refaire les niveaux au garage (dangereux et tes compétences mécaniques bien que fortes utiles pourraient t’attirer des ennuis !). Tu prends note et laisse Madame gérer, tu la consoles si elle pleure et c’est tout !

Pourquoi elle pleurerait ? Ben, elle est enceinte, non ?! Donc il n’y a pas vraiment besoin qu’il y ait une raison, si ?! Elle peut pleurer parce qu’elle est inquiète, que l’accouchement devient plus concret avec cette nouvelle, ou approche, ou ne sera pas à la date espérée, ou parce qu’elle est heureuse, ou pas, … enfin tu saisis le concept…

Une nouvelle fois, Madame boitant dans la maison (non, lecteur peu assidu, je n’ai pas tapé dessus – ça ne se fait pas pendant la grossesse !? – elle est montée sur une chaise Ikea et s’est éclaté la cheville quand la chaise a basculé lâchement) pour chercher sa valise, La Blonde au rapport a pris ses quartiers dans notre manoir et est prête à rester pour quelque temps pour surveiller la punkaille si besoin : le départ est proche !

C’est tout naturellement à ce moment que, comme tout bon mari bien préparé et coutumier de la chose (on en est quand-même à numéro 6, ce n’est pas comme s’il s’agissait d’une nouveauté ou d’un plongeon dans l’inconnu !), je commence à préparer mon sac de survie : coca, lecture pour quinze jours, bonbons et batterie externe pour mon téléphone…

Le Père est prêt en moins d’une demi-heure, preuve d’une sagacité à toute épreuve, et descend sous le regard noir de Madame… (Une nouvelle fois, futur père, n’essaie pas l’humour avec Madame à l’approche du terme, c’est un coup à être blessé…) Pour lui dire, en toute mauvaise foi : « bon, ça va, t’es prête ? ». Ok, cette approche n’est envisageable que si Madame a un certain humour (peu probable, je te rappelle, futur père encore bien naïf, que les femmes n’ont pas d’humour, surtout lorsque le terme de la grossesse approche…), ne peut pas te poursuivre ou te jeter d’objet contondant (donc avec un fort handicap… La grossesse ne la freinant pas totalement, nous recommandons la prudence la plus rigoureuse) ou si tu es marié depuis vraiment très longtemps et que le divorce est quasiment impossible, du fait du nombre de punks que tu as… En même temps, à part tous les papiers pour elle et pour junior (cartes d’identité des autres punks, livret de famille, attestation d’assurance,…), et ses affaires pour 2-3 jours, elle n’a pas grand-chose à prendre, normal que sa valise soit déjà prête…

Or, nous partons ! Bisous aux punks, promesse de repasser les coucher une fois que Madame est installée et départ pour un nouvel hôpital… Encore ? Eh bien oui… La gynéco de Madame doit vraiment avoir mauvais caractère pour qu’elle ne puisse plus travailler dans les hôpitaux précédents… A moins que ce soit à la suite de plaintes de clientes décédées ou d’accouchements ratés… Le Père est méfiant et a soudain des gros doutes quant aux probabilités de survie de Madame, mais les garde prudemment pour lui pour ne pas l’effrayer ! Nous avions fait, enfin Madame pour être totalement précis (j’ai déjà tout fait avant, elle peut bien faire la grossesse et l’accouchement !), les 4 premiers punks à Morges et numéro 5 à Nyon. Pour numéro 6 Madame a le choix entre la clinique Cécile et l’hôpital de la Tour… Donc Lausanne ou Genève, junior va déjà débuter sa vie avec cette tache indélébile : il sera né Genevois ! Bon, malgré cela et que ce soit le sixième, on essaiera de l’aimer, si c’est vraiment nécessaire !

Comme c’est Genève et que nous sommes vendredi… Oui, Madame avait neuf mois de grossesse, il fallait que l’accouchement soit prévu un vendredi soir, de l’autre côté de Genève… Au début des vacances des Vaudois ! Ca te montre bien que, une fois de plus, elle fait tout pour te mettre de bonne humeur ! Je n’invente rien, là !? Toujours dans un souci de survie, bassement, je ne dis rien…

Donc, comme c’est à Genève, nous avons prévu une heure pour nous rendre à la mat… Et à mon immense surprise, nous mettons un peu moins longtemps. Compte-tenu de l’heure, le point positif est que le parking, habituellement blindé, est désert ! Nous nous annonçons poliment et Madame se voit indiquer sa chambre. A peine installée, elle est prise en charge par une sage-femme qui l’emmène en salle d’accouchement pour un examen…

Là aussi, sans vouloir critiquer ou faire la langue de p… On parle de sage-femme… Je suis fan d’oxymore, mais je trouve le jeu de mot un peu facile et ne vais pas m’appesantir indûment… Mais je trouve drôle que les mêmes féministes qui se battent pour qu’on dise une auteure ou auteuse, je ne sais plus bien, ne se battent pas pour qu’un sage-femme homme soit appelé un sage-homme… C’est marrant comme l’égalité unilatérale ne dérange pas trop les activistes… Il serait intéressant que j’aille en débattre avec des féministes lors d’une manifestation…

La croyant en de sages mains, enfin de bonnes mains, je repars pour le Punkoir (manoir des punks ou, pragmatiquement, foutoir à punks) pour coucher ceux qui doivent encore l’être et rassurer tout le monde… Dans ce sens, il me faut 23 minutes pour rentrer, presque sans excès de vitesse, plus facile et surtout agréable ! La Blonde a très bien géré les punks qui sont habitués à elle et semblent presque obéir. Je rassure les plus sensibles, recouche 6 fois numéro 5, couche les deux grands et mange un bout : la nuit ou la journée suivante sera longue !

Retour à la mat, Madame est en chambre, numéro 6 n’a pas l’air de se laisser provoquer (z’y va, crâne de mort, sors de là bouffon d’ta rom !) ou attirer par des petits bouts de pains, comme je le craignais, il faut donc prévoir de passer la nuit avec des casse-couilles, enfin des infirmières, qui passent régulièrement pour voir si on a besoin d’elles… Eh ! Elles passent pour voir si on a besoin d’elles !? Tu es innocent et peu enclin à visiter les hôpitaux, tu ne sais donc pas forcément que Madame est sur un lit qui possède, au minimum, un bouton d’appel en cas de besoin ou d’urgence… Clairement là c’est fait exprès pour éviter des coûts exorbitants aux caisses maladies suisses : on rend le séjour de Madame le moins confortable possible, sans en avoir l’air, pour éviter qu’elle ne décide d’y rester (pour éviter de rentrer s’occuper des punks ou fuir son mari qui, bien que très classe, sympa et jovial, est un casse-couilles à ce qu’il paraît)… C’est moche et vil !

De la même manière, futur père, attends-toi à de nouvelles souffrances… Tu as déjà tout fait jusque-là comme nous l’avions dit, laissant à Madame juste la grossesse et l’accouchement, et là c’est Madame qui dort sur le lit, et toi sur un pauvre fauteuil au design pourrave, au confort digne d’un camp nord-coréen et à la couleur urine artificielle de ragondin joufflu… Nuit en morse : peu de sommeil de mauvaise qualité et phases de réveil tête au fin fond du c… Au matin les blanches apportent un petit déjeuner pour Madame… Une nouvelle fois, tu peux claquer la gueule ouverte, tu n’auras rien à manger ou à boire ! Remarque, vu où tu as la tête, et ton haleine de renard, tu viens de décider de ne pas manger ou boire tout de suite !

Au profit d’un examen gynécologique – auquel je ne pense pas devoir absolument assister – j’exploite une minute d’inattention de Madame pour descendre à la cafét de l’hôpital. Le menu n’a pas l’air pas trop mal, ce qui est moyennement surprenant, vu le prix de la journée sur place, mais une micro ligne, tout en bas, écrite en fonte taille 0,0002, attire mon attention… Elle indique que le menu n’est dispo qu’en semaine… Donc je prends ce qui est disponible : une pauvre salade et un petit ballon avec un bout de fromage.

En repartant pour retrouver Madame, je veux prendre une barre chocolatée, enfin un snickers, et mets des pièces dans la machine… La tringle métallique tourne, tourne, tourne, le snickers avance, commence à tomber et… S’immobilise !!! Le Père est une force de la nature et a une brève hésitation… Il renonce finalement de justesse à défoncer la devanture de l’appareil à coup de poing ou pied, juste par acquit de conscience et pour se détendre… Au lieu de cela, maturité et zénitude incarnées, il va demander, sans hurler, à une employée locale de l’aide… Il finit par avoir sa dose de sucre, la machine ignore qu’elle est passée à un écrou de mourir dans d’atroces souffrances pour terminer revendu au poids par un rom ou un malgache trafiquant de métaux !   

Les choses n’avancent pas trop dans la chambre de Madame… Numéro 6 n’est pas pressé de découvrir le monde ou de se voir confirmer que tout le bruit qu’il a entendu depuis le ventre de sa mère était pas mal atténué par le susmentionné bide ! Il est décidé de passer en salle d’accouchement en début d’après-midi pour accélérer les choses et lui signifier que, ça va aller pour les caprices, on n’a pas que ça à faire, il faut sortir, merde à la fin ! En plus la gynéco part en vacances le lendemain, il faut qu’il sorte ! Madame râle : elle voulait qu’il naisse un jour impair… Le Père, fin connaisseur de la pensée humaine, ne fait aucun commentaire malgré une puissante envie…

Enième contrôle, j’ai presque envie de dire à Madame que même le Multiple Purpose Punk Transporter MPPT, qui est une daube mécanique sur roulettes fait par un ingénieur allemand alcoolique dépressif qui voulait ternir l’image d’exactitude et de qualité du pays et de la marque, n’a pas besoin d’autant de contrôles, mais, une fois n’est pas coutume, la perspicacité et la délicatesse du Père – ou son instinct de survie, c’est selon – lui sauvent la vie et ma remarque reste mentale…

La salle d’accouchement ressemble… à une salle d’accouchement ! Ballon et baignoire dans un coin, lit pour accoucher et pas mal de merdier médical qui ne sert à rien… Si, si, ça ne sert à rien : demandez à Madame, c’est encore elle qui a dû pousser et tout faire !

Comme d’habitude, rien n’est prévu pour le véritable héros de la journée : Le Père qui doit supporter l’attente, qu’on ne s’occupe pas plus de lui que d’un pauvre caleçon sale et troué, la faim, la soif,… Pendant que Madame a tout ce qu’elle veut et ne doit que se concentrer sur sa respiration… Décidément, pour un hôpital de ce niveau ou cette renommée, je trouve surprenant qu’ils aient des chaises ou fauteuil de merde partout ! C’est à se demander s’ils ne font pas exprès !?

Là aussi c’est une des grandes arnaques du féminisme actuel !!! Si tu te plains de quoi que ce soit, même si c’est parfaitement légitime, comme lorsque tu rentres d’une course de plus de 50km dans les montagnes avec pluie, entorse, cloques et nature hostile et que tu émets une simple plainte légère, mais ô combien légitime, malgré le fait que tu te sentes comme un fonds de toilettes d’une autoroute Kirghiz après le passage d’un bus de prisonniers lépreux, Madame va te dire : oui, ben moi j’ai dû accoucher, ok ! J’en conclus lucidement deux choses :

1. Madame est égocentrique et ramène toujours tout à elle ou à son accouchement, même la souffrance des autres !

2. Qu’est ce qui est le plus dur : marcher / courir 50km ou plus, avec du dénivelé, de la caillasse, de la neige, des intempéries et les blessures ou rester allongé dans un lit à se concentrer sur sa manière de respirer en attendant que junior veuille bien daigner sortir ?! Je réserve mon jugement pour ne pas m’attirer de nouvelles lettres d’insultes, mais le futur père comprendra !

Après 5 punks, la gynéco fait quasiment partie de la famille et nous doit sa baraque, la piscine qui est devant, des voitures, des bijoux et les études à Harvard ou Yale pour ses 4 filles… Oui, j’ai oublié cette partie drôle : la gynéco de Madame a eu des jumelles… 2 fois ! Eheheheheheh ! Désolé, ça me fait toujours rire d’imaginer la vie avec 2 fois 2 jumelles ! Là je pense que même en Europe tu as le droit d’en noyer une ou deux…

Madame a mal, respire, se concentre. Il ne faut pas lui parler, éviter de ne rien dire, ne pas lire et ne pas être où on est… En plus de ne pas servir à grand-chose ! Tu l’auras compris, futur père, l’accouchement va te faire perdre du temps… Parfois beaucoup de temps ! Mais ton absence risque coûter plus cher en divorce que la perte de temps et l’inconfort… Tu dois donc y être, sauf à trouver une très, très, très, très bonne excuse… Ok, j’ai été présent à 6 accouchements et suis beaucoup plus créatif que toi en excuses à la con, donc évite d’entretenir l’espoir de pouvoir y couper et concentre-toi !

Je sors le temps d’un nouveau contrôle et profite de cet entracte pour contacter mon beau-père… Junior n’est toujours pas en vue et je ne suis pas sûr de quand je vais pouvoir rentrer voir les punks un moment… La Blonde sort de plus de 20h de garde punkale et je crains pour sa santé mentale et physique…

Retour sur le champ de bataille… Madame essaie de gérer mais souffre… Une nouvelle mention pour la médecine : pas foutu de trouver la maladie qu’on a et pas foutu de soulager les femmes qui accouchent pourtant depuis quelques années, à priori ! Il faut reconnaître, à la décharge du personnel médical, que Madame a choisi de se la jouer old school : sans péridurale, juste en mordant dans un bâton et avec des boules Quiès pour Le Père…

Je vais te passer les détails, mais il faut quand même t’attendre à pas mal de bruit, les femmes ne gérant pas trop la douleur (est-ce que je gueule pendant un trail, moi !?) ou aimant se faire remarquer (à toi de choisir ce qui est le plus adapté à la situation). Numéro 6 finit par sortir, un peu rouge et fâché comme un squatteur en situation irrégulière, lui aussi se met à gueuler ! J’hésite à gueuler aussi, histoire de ne pas être venu pour rien… Normalement, à ce moment-là Madame réalise que, finalement, ce n’était pas si terrible et arrête de crier pour pleurer… Va comprendre les femmes ! Il s’avère que junior n’est pas fâché d’avoir été expulsé, mais a probablement un peu la dalle ! La vie d’un môme étant réparti équitablement entre dormir, bouffer et remplir sa couche, si couche il y a (ce que je ne saurais trop conseiller !).

Je reste un moment avec Madame et quand tout va bien et que les formalités administratives habituelles ont été réalisées : couper le cordon, suivre la pédiatre qui pèse et mesure junior, donner son prénom pour son petit bracelet (histoire de ne pas se le faire piquer par quelqu’un qui en a fait un moins beau ou a fait sa 8ème nana et n’en peut plus), quelques photos et fournir toutes les informations à Madame, dont la gynéco s’occupe pendant ce temps, et qui stresse déjà de l’absence de junior. Puis Le Père repart en courant avant même qu’elle soit rentrée dans sa chambre pour aller coucher les punks.

Malgré ce qu’on paie, le parking n’est pas gratuit ! Vu le temps que je suis resté garé, j’hésite à laisser la voiture de la Blonde et rentrer en courant, y mettre le feu ou défoncer la barrière… Heureusement, la dame de la réception m’indique que le premier jour est offert en cas d’accouchement !

Je libère beau-papa dès mon arrivée, m’excusant qu’il ait fait le trajet pour peu de temps… La Blonde part à sa soirée (ayant douché tous les punks, sans taser ou flashball : un exploit !) et je couche tout le monde. Elle revient plus tard pour dormir à la maison, souhaitant faire partie du premier voyage pour aller voir la merveille à l’hôpital. La réalité est qu’il est impossible d’aller à l’hôpital seul avec 5 punks dans une chambre avec un nouveau-né… Il y a des malades et des gens qui se reposent dans un hôpital et je ne veux pas leur imposer ça ou qu’un patient nous fasse expulser par la sécurité ! Je vois Madame 5 minutes avant de devoir partir en courant après numéro 5 qui rigole et crie, étonnamment vif malgré ses petite pattes…


Pour calmer numéro 5 pendant que les grands profitent de leur mère, je descends voir l’aquarium, suivi par numéro 3 et 4… Qui se collent devant la télé de la pédiatrie pendant que je porte junior et fais 39 fois le tour de l’aquarium.

Après 17 fugues de numéro 5, je décide de partir et promets à Madame que nous serons de retour l’après-midi… sans la Blonde, histoire de tester mon humour et ma résistance face aux provocations punkesques !

A ce stade, faisons une pause bien méritée dans la narration pour se reposer un brin… Et en garder un peu pour une chronique prochaine !

Dormez, vous avez l’air fatigué et la semaine n’est pas finie !

vendredi 10 mars 2017

Matinale 10.03.2017 - A star is born... again !!!

Ami de la nuit et du weekend, bonjour !

Hormis la gloire et la célébrité liées à son statut d'écrivain mythique de block buster, Le Père consacre du temps à essayer d'aider Madame avec son site internet destiné aux familles nombreuses... C'est aussi pour toi, futur père ingrat ! 

Contacté par la RTS pour faire une émission sur les véhicules des familles nombreuses, dans le cadre du salon de l'auto, nous avons naturellement accepté espérant que la RTS jouerait le jeu et mettrais au moins un lien pour le site de Madame...

Nous en avons été pour nos frais, RTS ayant omis de mettre le lien, c'est donc au Père qu'incombe la lourde tâche de propager cette vidéo... à ses risques et périls et au dépend de sa réputation et de son égo démesuré...


Bon weekend et reposez-vous !




mercredi 22 février 2017

83 - Vivement les vacances !


Amis de la médecine et des pharma, bonsoir !

Chère lecteuse, cher lecteur, c’est avec plaisir que tu me retrouves… C’est bien normal, ça fait souvent ça… Mais modère ton bonheur : Le Père est dans un état critique !

Oui, la triste réalité est que je suis très malade… L’horreur, le drame, la douleur et le calvaire…

J’ai chopé un rhume accompagné de douleurs aux sinus et à la tronche (appelés techniquement : maux de tronche) qui font la joie des producteurs de mouchoirs et tampons hygiéniques (aussi efficaces, bien que très légèrement moins classe, surtout avec le fil qui pendouille…).

Ai-je besoin de dire que c’est de la faute des punks ?

A la suite des dernières péripéties familiales, nous ne nous attendions pas à passer une période de quiétude bien méritée… Nous ne fûmes pas déçus ! Catastrophes sanitaires, drôleries et virus en tout genre continuent à s’abattre sur notre humble demeure, comme la petite vérole sur le bas clergé…

Nous avons pu soigner tout le monde et le cours de la vie à quasiment repris son court paisible… Enfin ses remous brutaux, mais habituels… Les grands rentrent de chez les grands-parents et l’école reprend avec tout le monde plus ou moins valide… Nous nous reposerons quand nous serons morts !

Le lundi soir, numéro 2 est endormi quand je rentre ! Ca ne te semble pas exceptionnel, naïf futur papa, mais c’est celui qui s’endort vers 22h tous les soirs et là il n’est que 19h… Il a de la fièvre, mais survit dignement. Je monte et reprends sa température.

          Combien ? me dit-il d’une petite voix.
          39.5C d’un côté et 40C de l’autre…
          Ah… ça fait une moyenne de 39.75°C, je suis malade.

Ok, il n’est pas délirant et va toujours bien : il fait encore des maths !

Junior chope une semaine de domicile et a la générosité de ne pas repasser sa maladie à ses frères ou sœur… Nous apprécions cet égoïsme viral à sa juste valeur !

Donc la vie continue, presque normalement… Numéro 5 a régulièrement des délicatesses intestinales pour nous et doit être douché de temps à autre… Jeune et innocent futur père idéaliste, tu crois que ton fils sentira toujours bon, qu’il sera tout rose et souriant…

Ehehehehehehe ! Sérieux, je ne veux pas faire le contraceptif dubitatif, mais la réalité c’est : il sent une partie du temps plus que le champ du voisin, après épandage de 6 mètres cube de fumier tout chaud coupé au lisier de goret jaune, renifle, se mouche dans ton tee-shirt fétiche, se frotte le nez avec sa manche, quand la tienne n’est pas disponible, mange de la terre, des cailloux, du sable, des crottes de lapin (c’est du vécu !), des craies, du papier, hurle, pleure…

Oui, avoir un môme est génial. Youpi.

Ne te jette pas d’un pont, père putatif et dépressif, il y a aussi un ou deux point moins négatifs…

Les autres punks sont rétablis… Ils ont à nouveau l’énergie de se battre, de s’insulter à temps complet ou de déranger et salir notre humble demeure, ce qui est un soulagement ! Mais comme ils sont à nouveau valides, on a moins de complexes à les insulter vertement, utiliser le flash Ball pour les calmer ou à hurler dessus, ce qui ne sert à rien, mais nous soulage parfois… ou pas !



Madame se laisse pousser le bide… enfin, le terme approchant, il devient compliqué de faire comme s’il n’y avait rien… Le Père se laisse pousser le bide par solidarité et parce qu’il a un peu du mal à courir quand il fait -12°C ou qu’il pleut, quand il est malade à cause des punks ou que les punks sont malades et qu’il faut les surveiller, les soigner, changer les draps…

Eh, Oh, futur père ! Ca va ! Pipeau mollo ! Que celui qui court tous les soirs en ayant 5,99 enfants me jette la première basket (et attention à la riposte, si tu chausses du 32, jeune père sportif, une Trabuco en 49 peut te faire bénéficier des services d’urgences et assouvir tes fantasmes d’infirmières et de repos sédaté…)!

Bon, le monde va de mieux en mieux autour des punks : l’ébouriffé fait tout pour devenir plus populaire au niveau mondial que Le Père vis-à-vis du SPJ, les Mexicains et les médias l’aiment déjà, la rougeole est de retour (ça te fait marrer, lecteur adoré et jovial, mais les parents un peu moins…), on a trouvé un Gecko qui peut perdre sa peau et ses écailles pour échapper à un prédateur : tout fout le camp !!! Heureusement, dans ce monde de brutes sanguinaires et de désolation, deux nouvelles allègent ton cœur lourd : les chants du président Turkmène et les chroniques du Père…  

Tu peux donc poursuivre la lutte et n’a nul besoin de te jeter dans le lac ou dans une crevasse, la vie est belle et les oiseaux brillent !

Madame est coutumière de la moquerie et du quolibet vis-à-vis du Père ou des hommes en général… Donc lorsqu’elle m’annonce par message qu’elle est tombée, je suis inquiet temporairement, jusqu’à ce qu’elle m’annonce que tout va bien et qu’elle s’est seulement tordue la cheville et a du mal à marcher…

Ok, elle n’a pas l’expérience du Père en entorses… Le Père est une sorte de référence internationale en la matière, cité dans les manuels médicaux, même avant ses écrits porteurs d’espoir et de classe !

Sa doctoresse (sa gynéco en fait, elle n’est normalement pas malade et ne veut jamais aller consulter par croyance religieuse ou fierté -donc ça dure souvent assez longtemps, les rares fois où elle est malade- et n’a donc pas de docteur qui la suive) lui recommande d’aller consulter et de faire une radio…

Je lui dis : Aircast, glace et cheville en hauteur. Elle va quand même consulter, se fait engueuler et doit y retourner le lendemain…

Eh… Alors ok, je veux bien que, monter sur une chaise Ikea, qui tient comme le dentier de feu ma grand-mère (avec un peu de colle et pas mal de chance) qui a été montée par des petits Chinois affamés (qui n’ont aucune fierté professionnelle et font un travail assez moyen, les feignants !), à 11 mois de grossesse… Je ne vais pas commenter pour la paix des ménages et te laisse juge, lecteur malin et observateur… On parle d’une chaise qui, en temps normal, supporte un enfant ghanéen rachitique quasiment sans craquement suspect, mais guère plus…

Mais alors, se faire engueuler par un docteur, qui plus est n’ayant pas assisté à la scène et ne nous connait pas… Je dis qu’il y a des coups de Morgenstern (le modèle avec un logo peace & love ou Hello Kitty gravé sur le manche) qui se perdent !!!! Sérieux, il a fait un peu d’étude et ne tue pas des gens tous les jours et se permet donc de juger ses patients qu’il ne soigne que par hasard !? Oh ! On est où là !

La saloperie de Multiple Purpose Punk Transporter est un automatique et c’est la cheville qui ne sert pas, donc pas de contre-indication officielle à la conduite… Dans ma prime jeunesse (non, pas à l’époque de la télé en noir et blanc, lecteur impudent et malhonnête !) je suis revenu du fin fond de la Suisse-allemande en voiture, avec une splendide entorse, conduisant feu la Golf I de mes parents sans en faire tout un flan… Je prendrai 5 minutes un jour pour te raconter la triste mort de feu la Golf I de mes parents (si, si, contrairement à Dieu, Le Père, bien qu’exceptionnel, a des parents…), d’ailleurs, lecteur attentif !

Donc je regarde, à mon retour, la cheville un peu gonflée, sans déchirure partielle (pas de traces noires, rouges ou bleutées), repos, Aircast et glace.

Madame écoute son médecin (c’est bien la première fois !? C’est l’âge ou la grossesse ? Lui poser la question, elle ne peut de toute façon pas courir…) et me demande de passer prendre des béquilles à la pharmacie… Je ne lui dis pas que ça va servir à rien, il y a des combats qui ne valent pas la peine d’être menés…

Je garde sa souffrance pour la prochaine fois qu’elle ose se moquer de mon état lorsque je suis malade… Je peux me moquer : au moment de l’entorse no 17, au km 47 de l’Ultra Trail de l’Eiger, j’ai continué jusqu’au km 54, le ravitaillement du milieu de course, et voulais continuer…

Oui, bêtement, mais je me suis quand même tapé 7km de terrain, pas plat et avec des cailloux et racines, en descente, sans béquille… Avant qu’un médecin (vous noterez qu’il y a un rabat-joie casse-c… pieds qui ruine la journée avec une décision péremptoire ou une remarque miséreuse et que, comme par hasard, c’est encore un médecin ! Je ne l’invente pas quand même !) n’arrache ma puce, décrétant que ma course est finie…

Oui, je sais, je suis une immense flaque d’urine de moujik alcoolique… Une nouvelle fois, je ne prends de reproches et quolibets que de ceux qui ont fini cette course… et peuvent encaisser un coup de taser…

Madame étant handicapée, c’est le drame (encore) ! Le Père doit faire encore plus…

Bon, là aussi, jeune père, si Madame est enceinte et qu’elle décide de repeindre une pièce, ta voiture ou la maison, laisse faire ! Si elle change les pièces, range, nettoie, vide les armoires, remplit des sacs poubelle… Laisse faire ! Tu ne peux rien contre et elle est enceinte…

Dans l’échelle des animaux agressifs et à ne pas trop emmerder il y a : le tigre hirsute de mauvais poil, le requin blanc avec une rage de dent et mal luné et, bien au-dessus, la femme enceinte ! Laisse tomber, pour ton calme et éviter une mort lente et douloureuse…

Le Bus a été réparé (CHF 2’000, quand même), il consomme donc toujours autant d’huile qu’avant la réparation, ce que VW trouve normal… En plus il nous nargue : il allume un signal indiquant qu’il faut faire le service ! Vais emmener les punks uriner sur la devanture du siège de Volkswagen en attendant qu’ils soient assez vieux pour aller saccager une ou deux agences du groupe…

La date étant proche, numéro 5 a changé de chambre et partage celle de sa grande sœur qui est descendue d’un étage pour l’occasion… Numéro 2 héberge numéro 4 dans sa chambre, numéro 3 dort mieux (quand il veut bien ne pas se relever pour ranger ou jouer, le bougre de borné – ça doit venir du côté maternel…) depuis qu’il est tout seul et tout est pour le mieux dans le meilleur des monde…

Ahahahaaahaahahahahahaaaaaaaa !

Faits : numéro 4 dort à peu près… Numéro 3 se couche souvent beaucoup plus tard, sauf quand il est vraiment épuisé… Ou que je remonte pour gueuler comme un putois 2-3 fois de suite !

Je remonte un soir, après plusieurs bruits suspects (faisant du pain et m’amusant avec un lave-vaisselle, je n’avais pas tendu l’oreille avant…) à minuit… Il me regarde avec un grand sourire, du fond de son lit… Je soupire et lui fait remarquer qu’il est tard, merde à la fin !

Elle est bien rangée ma chambre, hein !?

Là tu réalises que tu lui as dit que si les chambres n’étaient pas rangées le lendemain à midi, personne n’irait au cinéma… Voilà… Donc il n’a pas dormi et rangé sa chambre… Et joué, naturellement.

Sinon numéro 5 ne dort pas avant 22h, quasiment systématiquement, nous obligeant à coucher ma nana dans notre lit pour la changer de lit en court de nuit (super sympa et pratique)… Bon, bien qu’étant un surhomme, Le Père est conscient de ses capacités… Ma petite nana mesure plus d’1,50m et je ne peux plus la porter en faisant le malin. Il faut la faire bouger, à moitié endormie, sans qu’elle ne se réveille ou réveille numéro 5 qui serait reparti pour 2 heures de fiesta nocturne…

Nouveau passage au cinéma… Batman version lego… Sentiment affligeant d’effondrement à l’idée de ce qu’on paie pour un film pareil ! Pas humain, mais les punks semblent apprécier.

Dernière semaine de classe avant les vacances. Avec la naissance qui approche, les choses vont devenir vraiment sportives !

Numéro 2 a fini par nous avoir à l’usure : je contacte la Foulée Glandoise, enfin la mini Foulée, pour les supplier de le laisser courir… Ils me font remarquer que c’est pour les enfants dès 10 ans, mais sont prêts à le laisser essayer pour voir. Junior est aux anges !

Première sortie de 5,5 km, il court tout le long et cause aussi tout le temps. Le coach est conquis ! En plus il court avec ses chaussures de ville et sans matos particulier, il va falloir changer ça.

Numéro 5 fait toujours le clown, pour faire rire ses frères et sa sœur… Il fait Kevin sur le canapé… Ben, Kevin quoi ?!

Ok, jeune père en devenir, tu es trop jeune, mais tu dois connaitre tes classiques et les films d’auteurs pour survivre dans cette chronique ! Les punks regardent de temps à autre des émissions culturelles et des films engagés… Ils ont regardé Maman j’ai raté l’avion et, lorsqu’elle apprend qu’elle a oublié son fils, la mère de Kevin tombe dans les pommes en criant le nom de son fils. Numéro 4 fait la même chose, se laissant tomber en arrière sur le canapé depuis l’accoudoir. Ce que reproduit numéro 5 avec délectation, malgré l’avis nuancé de ses parents sur le sujet…

Naturellement il tombe du canapé, amortissant heureusement sa chute sur le carrelage avec sa tête ! Je le trouve sur les genoux de sa mère à mon retour… Pas de vomissement, calme et fatigué, mais pas bizarre, même s’il ne mange pas ce soir-là. Endormi dès qu’on le couche à 19h20, nous nous engageons à le réveiller 3h plus tard, quand je rentre d’une sortie en rase campagne à la frontale.

A mon retour, junior m’attend dans son lit. Il s’est levé, a mangé et attend que je lui fasse un bisou pour dormir ! Donc tout va bien ! Il se lève le lendemain sans séquelles et en pleine forme… Plus de peur que de mal, ce qui prouve s’il était besoin, que ça se recolle vraiment bien à cet âge-là !

Bon, lecteur chéri et sensible, ne sois pas triste, je vais revenir ! En plus avec la naissance qui approche, il est fort possible que j’aie bientôt des nouvelles aventures à relater !

Reposez-vous ! Profitez de vos vacances pour ceux qui en ont et désolé pour les autres !